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◆ Lifestyle 🕑 8 min de lecture 📅 15 avr. 2019

Quelques attitudes à éviter dans l’avion

En avion, certains réflexes banals peuvent gâcher le vol, voire favoriser douleurs, malaises ou conflits à bord. Bonne nouvelle : la plupart se corrigent avec des gestes simples. Voici les attitudes à éviter et quoi faire à la place, du décollage à l’atterrissage.

Quelques attitudes à éviter dans l’avion

🔑 À retenir

  • Restez éveillé au décollage et à l’atterrissage pour protéger vos oreilles et réagir vite en cas d’incident.
  • Hydratez-vous régulièrement : l’air cabine est sec, l’alcool et le café accentuent la déshydratation.
  • Évitez de manger trop gras ou trop salé : la digestion est souvent plus difficile en altitude.
  • Bougez vos jambes et levez-vous sur long-courrier pour limiter raideurs et risque thromboembolique.
  • Respectez l’espace des autres (siège, accoudoirs, odeurs) : la promiscuité transforme vite un vol en enfer.

Un vol se joue souvent sur des détails : une oreille qui se bouche, une gorge sèche, un repas trop lourd, une tension avec le voisin. La cabine d’un avion est un environnement particulier, air plus sec, bruit constant, immobilité prolongée, promiscuité, qui amplifie les mauvaises habitudes.

Certaines attitudes relèvent du simple savoir-vivre. D’autres touchent directement à la santé, surtout sur moyen et long-courriers, ou si vous voyagez avec un rhume, des enfants, ou des facteurs de risque (phlébite, migraines, problèmes ORL). Tour d’horizon des comportements à éviter, et des alternatives efficaces.

S’endormir au décollage et à l’atterrissage : le piège pour les oreilles (et la sécurité)

Décollage et atterrissage sont les phases où la pression change le plus vite. Si vous dormez, vous avalez moins, vous bâillez moins et vous ne faites pas les petits gestes qui égalisent naturellement la pression dans l’oreille moyenne. Résultat : sensation d’oreille bouchée, douleur, parfois vertige. Chez certaines personnes fragiles (rhume, sinusite), la gêne peut durer plusieurs heures.

Autre point, plus terre-à-terre : ces phases demandent parfois une réaction rapide (consignes, ceinture, position de sécurité). Dormir profondément, casque sur les oreilles, réduit votre capacité à suivre l’équipage.

  • Si vous avez un rhume/sinusite : prévoyez du temps pour « déboucher » avant l’embarquement (mouchage, lavage de nez) et évitez de dormir pendant la descente.
  • Avec un bébé : donner le sein, le biberon ou une tétine au décollage/atterrissage aide à avaler et donc à équilibrer la pression.
  • Douleurs inhabituelles, fièvre, écoulement d’oreille : mieux vaut demander un avis médical avant de prendre l’avion.

Négliger l’hydratation : l’erreur la plus fréquente (et la plus facile à corriger)

En cabine, l’air est généralement très sec. Même sans transpirer, vous perdez de l’eau en respirant, ce qui favorise bouche sèche, fatigue, maux de tête et inconfort pour les porteurs de lentilles. Beaucoup de voyageurs limitent volontairement l’eau pour éviter d’aller aux toilettes : mauvaise idée, surtout sur long-courrier.

La règle la plus réaliste n’est pas de « boire énormément », mais de boire régulièrement. Gardez une petite bouteille d’eau (achetée après le contrôle) et complétez avec les boissons proposées à bord.

Ce que vous buvezEffet probable en vol (tendance)
EauMeilleure option : hydrate sans effet secondaire notable
Café / thé fortPeut majorer l’envie d’uriner et accentuer palpitations/anxiété chez certains
AlcoolDéshydratant, favorise somnolence, reflux, mauvaise qualité de sommeil
Sodas sucrésPeu rassasiants, peuvent majorer ballonnements et inconfort digestif
Jus de tomateSouvent apprécié en vol ; reste salé : à équilibrer avec de l’eau

Boire de l’alcool “pour se détendre” : un faux bon plan

L’alcool en avion est souvent sous-estimé : entre la fatigue du voyage, la déshydratation et l’altitude cabine, ses effets peuvent être ressentis plus vite (somnolence, désinhibition, baisse de vigilance). Pour certains, cela se traduit par des conflits à bord, des malaises, ou un sommeil de mauvaise qualité, réveils fréquents, bouche sèche, reflux.

S’ajoute un enjeu collectif : l’alcool est l’un des facteurs récurrents d’incivilités en vol. Les équipages y sont très attentifs, et un comportement jugé dangereux peut mener à un refus de service, voire à des mesures plus lourdes.

À la place de l’alcool

  • Hydratation + collation légère (noix, yaourt, banane) pour stabiliser l’énergie
  • Respiration lente (4 secondes inspiration, 6 secondes expiration) en phase de montée
  • Musique calme sans volume excessif, masque de sommeil, bouchons d’oreilles

Ce que l’alcool aggrave souvent

  • Déshydratation, maux de tête, sensation de « gueule de bois » à l’arrivée
  • Reflux gastro-œsophagien et nausées
  • Sommeil fragmenté et irritabilité

Manger trop (ou mal) : l’altitude ne pardonne pas aux digestions difficiles

Beaucoup mangent par ennui ou parce que « c’est inclus ». Or la digestion peut être plus laborieuse en vol, et certaines personnes ballonnent davantage. La position assise prolongée, l’immobilité et parfois le stress n’aident pas.

Sans tomber dans la privation, visez la sobriété : portions modestes, aliments faciles à digérer, et un rythme qui respecte votre faim réelle. Gardez aussi en tête que le goût peut être modifié par le bruit et la sécheresse : on a tendance à chercher plus de sel ou de sucre, puis à le regretter.

  • À limiter avant et pendant le vol : repas très gras, très épicés, excès de sel, sodas (ballonnements).
  • À privilégier : eau, fruits, yaourt, féculents simples, noix, sandwich léger.
  • Si vous êtes sujet au reflux : évitez de vous allonger juste après avoir mangé, desserrez la ceinture, choisissez une boisson non gazeuse.

Rester immobile trop longtemps : inconfort… et risque circulatoire

L’immobilité prolongée favorise jambes lourdes, chevilles qui gonflent, raideurs du dos et du cou. Plus rarement, elle augmente le risque de thrombose veineuse (phlébite), surtout sur vols longs, en cas de déshydratation, de contraception hormonale, de grossesse, d’antécédents ou de facteurs de risque cardiovasculaires.

L’objectif n’est pas de marcher en permanence, mais d’alterner : micro-mouvements au siège + levers réguliers quand c’est possible (hors turbulences).

  • Évitez de croiser les jambes longtemps : cela gêne le retour veineux chez certains.
  • Choisissez des vêtements non compressifs (ceinture, jean serré) et des chaussures faciles à enlever.
  • Bas de contention : utiles pour certains profils (antécédents, jambes lourdes, long-courrier). À choisir à la bonne taille, idéalement avec conseil médical/pharmaceutique.

S’isoler du monde (casque trop fort, consignes ignorées) : un confort qui peut tourner au risque

Mettre un casque antibruit peut transformer un vol. Mais poussé trop fort, le volume fatigue, augmente le risque d’acouphènes et vous coupe des annonces importantes (turbulences, changement de siège, consignes de sécurité).

Le bon compromis : réduire le bruit avec l’isolation, pas avec le volume. Et pendant les annonces, retirez un écouteur quelques secondes. Simple, mais utile.

Oublier les règles de savoir-vivre en cabine : l’incivilité coûte cher (à tout le monde)

L’avion est l’un des rares lieux où des inconnus partagent pendant des heures quelques dizaines de centimètres. Ce qui passe ailleurs devient vite invivable : parfums puissants, chaussures odorantes, accoudoirs monopolisés, siège incliné sans prévenir, conversations en haut-parleur, coups de coude répétés.

La règle d’or : minimiser votre empreinte sur l’espace et le confort des autres. C’est aussi une manière très efficace d’éviter les tensions, et de préserver votre propre tranquillité.

  • Siège inclinable : inclinez progressivement et, si possible, après un regard/une phrase au voisin (surtout au moment des repas).
  • Accoudoirs : en pratique, le siège du milieu est le plus pénalisé ; partager limite les conflits.
  • Hygiène/odeurs : évitez parfum fort et aliments très odorants ; gardez lingettes et déodorant discret (sans inonder la rangée).
  • Téléphone : pas de vidéo en haut-parleur ; écouteurs obligatoires, volume modéré.

Mal préparer son arrivée : dormir n’importe comment, se décaler trop tard, subir le décalage horaire

On peut « survivre » à un vol et pourtant perdre une journée à l’arrivée. L’erreur classique : dormir par à-coups sans stratégie, grignoter en continu, et débarquer déshydraté. Sur un trajet avec décalage horaire, quelques décisions simples améliorent nettement l’atterrissage.

Si vous le pouvez, alignez votre comportement sur l’heure de destination : lumière (ouvrir/fermer le hublot), repas et sommeil. Et gardez une marge : vouloir tout contrôler augmente parfois l’anxiété.

  • Avant un vol de nuit : repas léger, hydratation, écran réduit 30-60 minutes avant de dormir.
  • Pendant : masque + bouchons d’oreilles, nuque soutenue, ceinture visible.
  • Après l’arrivée : lumière naturelle, marche, hydratation ; évitez la sieste longue si vous devez vous recaler.
Pourquoi a-t-on mal aux oreilles en avion, et que faire si ça ne passe pas ?
La douleur vient du déséquilibre de pression entre l’oreille moyenne et la cabine, surtout en descente. Aidez l’équilibrage (avalements, bâillements, chewing-gum, Valsalva douce). Si la douleur persiste plusieurs heures, s’accompagne de fièvre, d’une baisse d’audition importante ou d’un écoulement, consultez : un bouchon, une otite ou un barotraumatisme sont possibles.
Combien faut-il boire pendant un vol ?
Il n’y a pas de chiffre universel. Visez une hydratation régulière : quelques gorgées toutes les 20-30 minutes et un verre d’eau à chaque passage du service, en adaptant à votre soif. Sur long-courrier, limitez alcool et sodas, qui aggravent souvent la déshydratation et l’inconfort.
Le risque de phlébite en avion est-il réel ?
Il existe, surtout lors d’immobilité prolongée et en présence de facteurs de risque (antécédents, grossesse, contraception hormonale, obésité, cancer, chirurgie récente). Pour la plupart des voyageurs, des mesures simples suffisent : bouger les chevilles, se lever quand possible, s’hydrater, éviter les vêtements serrés. En cas de risque élevé, demandez un avis médical (bas de contention, conduite à tenir).
Est-ce une mauvaise idée de prendre un somnifère pour l’avion ?
Cela peut aider certains, mais ce n’est pas anodin : somnolence prolongée, confusion, risque de chute en se levant, aggravation de la déshydratation, et interaction avec l’alcool. N’en prenez pas pour la première fois en vol. Si vous envisagez un médicament, discutez-en avec un professionnel de santé et privilégiez d’abord les mesures non médicamenteuses (masque, bouchons, routine de sommeil).
Peut-on se lever quand on veut en avion ?
Uniquement quand le signal « ceinture » est éteint et sans gêner le service. En turbulences, restez assis ceinture bouclée. Si vous devez absolument aller aux toilettes (enfant, urgence), prévenez l’équipage : ils vous diront si c’est faisable sans danger.

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